Traçabilité des pièces ferroviaires, de la fabrication au rebut

Un bogie, un relais ou un compresseur passe entre les mains du fabricant, de l'intégrateur, de l'opérateur et des ateliers de maintenance pendant des décennies. Trainparts.online donne à chaque pièce une identité GS1 unique et un historique partagé, pour que chacun retrouve en un scan ce qui lui est arrivé.

Identifier chaque pièce de manière univoque

La traçabilité commence par une identification fiable. Trainparts.online applique les niveaux d'identification prévus par le standard d'application GS1 « Identification des pièces et composants dans l'industrie ferroviaire » (version 1.0, décembre 2016) :

  • la catégorie de pièce, identifiée par son GTIN (AI 01) ;
  • le lot de fabrication : GTIN + numéro de lot (AI 10, 10 caractères au plus) ;
  • l'instance sérialisée : GTIN + numéro de série (AI 21, 18 caractères au plus, unique pour un même GTIN) ;
  • l'actif individuel : GIAI (AI 8004, 30 caractères au plus), pour les équipements gérés comme des immobilisations ;
  • le lot de rénovation : GLN de l'atelier (AI 416) + lot de rénovation (AI 7020).

Un historique complet du cycle de vie

Chaque étape de la vie d'une pièce est enregistrée comme un événement daté, rattaché à l'organisation qui l'a réalisée et, le cas échéant, au lieu (GLN) concerné.

  • production, expédition, réception ;
  • installation sur un ensemble parent, dépose ;
  • inspection, maintenance, réparation, rénovation, test ;
  • relevés d'utilisation (kilomètres, heures, cycles) ;
  • (re)marquage et mise au rebut.

Un journal partagé et inaltérable

Le journal des événements ne peut être ni modifié ni supprimé : une erreur se corrige par un nouvel événement, jamais en réécrivant l'historique. C'est la condition pour que fabricants, intégrateurs, opérateurs et ateliers puissent s'y fier.

Le détenteur de la pièce est mis à jour automatiquement : une expédition rend détentrice l'organisation destinataire, une réception, une installation ou une rénovation rend détentrice l'organisation qui l'enregistre.

Partager sans perdre la maîtrise de ses données

Chaque organisation reste propriétaire de ses données. Le propriétaire d'un produit décide avec quels clients et partenaires il le partage ; le détenteur courant d'une pièce et les acteurs qui ont enregistré un événement sur celle-ci y ont accès. Les règles d'accès sont appliquées dans la base de données elle-même, y compris pour les échanges par API.

Pour qui ?

Fabricants de composants, systémiers, intégrateurs de matériel roulant, opérateurs ferroviaires, gestionnaires d'infrastructure, ateliers de maintenance (MRO) et prestataires logistiques : chacun enregistre les événements qui le concernent et consulte l'historique utile à son métier.

Questions fréquentes

Quelle différence entre un numéro de lot et un numéro de série ?

Le numéro de lot (AI 10) regroupe des pièces fabriquées dans les mêmes conditions ; le numéro de série (AI 21) identifie une pièce unique. Pour suivre l'historique de maintenance d'une pièce précise, la sérialisation (ou le GIAI) est nécessaire.

Peut-on corriger un événement enregistré par erreur ?

Non : le journal est inaltérable. On enregistre un nouvel événement qui rectifie la situation ; l'historique conserve ainsi la trace de la correction.

Qui peut consulter l'historique d'une pièce ?

Le propriétaire du produit, les organisations avec lesquelles il l'a partagé, le détenteur courant de la pièce et les organisations qui ont enregistré un événement sur celle-ci.

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